La débâcle de Wembley ravive la fureur du VAR
Londres, Royaume-Uni – Ce qui était censé être un match amical international très médiatisé entre l'Angleterre et l'Uruguay au stade de Wembley le vendredi 12 octobre 2024 s'est transformé en un spectacle ahurissant d'erreurs d'arbitrage et de confusion technologique. Le match nul 1-1, un résultat largement éclipsé par les controverses, a vu le milieu de terrain uruguayen Manuel Ugarte rester inexplicablement sur le terrain malgré l'accumulation de deux cartons jaunes – un incident qui a déclenché une nouvelle vague de critiques mondiales contre le système d'arbitre assistant vidéo (VAR) et son application incohérente.
Le moment charnière est arrivé à la 68e minute. Ugarte, déjà averti en première mi-temps pour un défi tardif sur Jude Bellingham, a commis une autre faute cynique sur Bukayo Saka. L'arbitre italien Marco Rossi a immédiatement brandi un carton jaune, une décision qui aurait dû être suivie d'un rouge et de l'expulsion d'Ugarte. Cependant, au grand étonnement des joueurs, des entraîneurs et des 85 000 supporters présents, aucun carton rouge n'a été distribué. La confusion s'est répandue dans le stade alors que les rediffusions montraient clairement deux cartons distincts pour la star du Paris Saint-Germain. Bien que VAR ait examiné l'incident pour un carton rouge potentiel, l'erreur de procédure consistant à ne pas émettre un deuxième jaune puis un rouge ultérieur n'a pas été corrigée, laissant Ugarte jouer les 22 minutes restantes.
Une litanie d'appels litigieux
L'évasion du carton rouge d'Ugarte n'était que le plus flagrant des nombreux incidents qui ont entaché la soirée. Plus tôt dans le match, l'Angleterre pensait avoir pris les devants lorsque Harry Kane rentrait chez lui après un corner, seulement pour que le VAR intervienne et refuse le but pour un hors-jeu marginal contre le défenseur John Stones, qui était considéré comme interférant avec le jeu depuis une position inactive. La décision, qui a pris plus de trois minutes à être résolue, a suscité les huées de la foule et une frustration visible de la part du sélectionneur anglais Gareth Southgate.
Plus tard, l'Uruguay s'est senti lésé lorsqu'un puissant appel de pénalité pour une faute sur Darwin Núñez à l'intérieur de la surface a été rejeté par Rossi, le VAR confirmant la décision sur le terrain malgré les rediffusions suggérant un contact. Ces controverses consécutives, culminant avec l’erreur d’Ugarte, ont dressé le sombre tableau d’un système censé apporter clarté et équité, mais qui a plutôt généré de la confusion et un sentiment d’injustice. Le déroulement du match a été interrompu à plusieurs reprises, l'élan a été perdu et l'attention s'est déplacée des performances des joueurs vers les interprétations déroutantes des officiels.
VAR : un système sous surveillance constante
Introduit dans le noble objectif d'éliminer les « erreurs claires et évidentes » du football, le VAR est plutôt devenu un paratonnerre de débat depuis son adoption généralisée dans les ligues majeures et les tournois internationaux. Alors que ses partisans affirment que cela a réduit les erreurs flagrantes, les critiques soulignent son application subjective, les longs retards qu'elle entraîne et l'érosion de la joie spontanée des célébrations des buts.
L'incident de Wembley n'est pas un cas isolé. Dans diverses compétitions, les fans et les experts sont régulièrement confrontés à des incohérences : certains ballons de handball sont pénalisés, d'autres non ; certains hors-jeu marginaux conduisent à des buts refusés, d'autres sont signalés. Le manque de transparence dans le processus décisionnel, avec des arbitres souvent vus consulter des observateurs pendant de longues périodes sans explication publique, alimente encore davantage la frustration. La « mauvaise journée au bureau » des officiels lors de l'affrontement Angleterre-Uruguay n'a fait qu'amplifier une conversation mondiale en cours sur les défauts fondamentaux du système.
La recherche de cohérence et de clarté
Les instances dirigeantes du football, dont la FIFA et l'IFAB (International Football Association Board), font face à une immense pression pour résoudre ces problèmes persistants. Le problème central ne réside souvent pas dans la technologie elle-même, mais dans sa mise en œuvre et l’interprétation des lois par les responsables humains. L'incident impliquant Ugarte met en évidence un échec procédural fondamental, distinct d'un jugement subjectif.
Les solutions potentielles fréquemment évoquées incluent l'amélioration de la formation des arbitres, l'amélioration de la communication entre les officiels du VAR et le public des stades et les diffuseurs, et peut-être même d'affiner la portée de l'intervention du VAR pour se concentrer véritablement uniquement sur les erreurs « claires et évidentes », plutôt que sur les interprétations marginales. Alors que la poussière retombe sur la débâcle de Wembley, le monde du football se demande une fois de plus comment exploiter la technologie pour améliorer le jeu sans sacrifier son essence ni le plonger dans une confusion évitable. Le beau jeu mérite mieux que des soirées comme celles-ci.






